Lucie Lanzini / «Captives»
03.06.16 > 02.07.16

Vernissage : jeudi 02.06.16

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Lauréate de la Bourse COCOF 2016,
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"Captives", 2016
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"Captives#2, #3", 2016
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"Captives#4", 2016
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"Captives#3", 2016
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"Captives#6, #7, #8, #9, #10", 2016
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"Captives#1"/ "Evasion", 2016
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"Captives#6", 2016
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"Captives#10", 2016
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"Evasion", 2016
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"Ghosts window", 2013
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"Nuées #2" / "Monolithes", 2016
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"Crows", 2014, "Nuées#2", 2016, "Ghosts window", 2013
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"Crows", 2014, "Nuées#2", 2016, "Ghosts window", 2013
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"Monolithes", "Nuées#2", 2016, "Ghosts window", 2013
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"Crows", 2014
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"Crows", 2014
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"Crows", 2014

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CAPTIVES / Exposition personnelle de Lucie Lanzini, lauréate Bourse COCOF et résidente à la MAAC de janvier à juin 2016.

Lucie Lanzini cultive une sensibilité particulière aux souvenirs et à la mémoire. Son processus de création s’exprime autour de notions telles que morcèlement / lien, présence / absence, vide / plein,… Le travail de moulage et d’empreinte offre à l’artiste un terrain de jeux qu’elle exploite à merveille pour troubler notre perception.
Reprenant des formes issues du réel, les œuvres de Lucie révèlent une réalité cachée derrière l’apparence des choses. Elle part de choses chargées, comme l’ornementation, pour les traiter de façon minimale tout en conservant des fragments rappelant l’objet de départ. Le signifiant habituel s’en trouve contourné, l’artiste crée un décalage d’où surgit une étrangeté.

Installation Captives 
Les nouvelles œuvres de l’installation Captives forment un ensemble minimaliste évoquant les restes d’une architecture insoupçonnée. Composée de blocs et miroirs en fragments, elle nous offre un aller-retour entre apparition et disparition. Les blocs en mousse polyuréthane, formes massives dont on ne peut saisir pas la matière, sont allégués par des surfaces réfléchissantes renvoyant des reflets morcelés.
En contrepoint à ce paysage énigmatique convoquant une autre réalité, deux cordes en résine sont suspendues à plus de 3 mètres de hauteur. Déjà présent dans une installation antérieure, l’objet corde acquiert ici une place centrale. Par un délicat travail de moulage de ces longues cordes diaphanes, l’artiste s’approprie cet objet paradoxal qui suggère à la fois l’évasion et l’attachement. La corde qui lie mais ne fige pas, la corde qui offre souplesse aux deux points qu’elle relie, précisément opposés et à jamais unis.
Suspendues aux poutres de l’espace, ces cordes intitulées Evasion offrent une possible échappatoire mais la résine qui les compose déjoue toute tentative d’y grimper, leur fragilité apparente devient un obstacle inéluctable, impossible de s’enfuir.
L’exposition Captives présente aussi Crows, deux colonnes grises rappelant un intérieur bourgeois où sont plantées les griffes d’un oiseau aux allures fantomatiques. La seule présence de pattes de l’animal, peintes en blanc, renforce le côté effrayant de l’œuvre.

Nuées #2 propose de nouvelles impressions sur mousseline, tissus très fin, dont le résultat visuel provient d’une superposition de deux images. Une nuée de chauves-souris et des cristaux de sel agrandis au microscope. L’impossibilité de voir clairement des chauves-souris en vol est rendue par la finesse et la fluidité de la matière. Les vibrations et les mouvements provoqués par un simple passage rendent l’image presque invisible.
On retrouve ces cristaux dans la vidéo Crystals où l’on voit des petites masses solides et translucides fondre lentement comme d’étranges banquises de glace.

Nancy Suárez

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