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Luis Felipe Ortega – « Before the horizon »

28.03.06 > 01.04.06

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Luis Felipe Ortega - "Before the horizon" - (montage expo)

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Luis Felipe Ortega - "Before the horizon"

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Luis. Felipe Ortega - "Before the horizon"

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Luis. Felipe Ortega - "Before the horizon"

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Luis. Felipe Ortega - "Before the horizon"

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Luis. Felipe Ortega - "Before the horizon"

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Luis. Felipe Ortega - "Before the horizon"

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Luis. Felipe Ortega - "Before the horizon"

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Luis. Felipe Ortega - "Before the horizon"


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Parcours. Déambulations. Passages. Marche. Déplacements dans le temps et l’espace.
Le parcours est central dans l’exposition de Luis Felipe Ortega . Les œuvres sont à voir comme des invites à aller plus loin, à bouger, à se déplacer jusqu’à un horizon lui-même temporaire. Le terme du voyage n’est jamais atteint, pas davantage que le tout du sens de la vie.
Ces déplacements, ces voyages, ces instants que l’on habite dans le voir sont une invitation à nous acheminer vers un horizon de l’impermanence et du fugace.
Before the horizon ; on est avant l’horizon autant que l’on est devant un horizon, un lointain qui nous échappe, qui est toujours en ligne de fuite. Jamais vraiment accessible.

Nous sommes pris par le sentiment des incessantes remises en route, des déplacements et de l’impermanence : tout en mouvements, les formes, les figures font l’effet de l’instable, des temps de la vie qui ne permettent pas vraiment de demeurer.
Et pourtant il y a les arrêts. Comme des clairières. Le regard s’arrête, bien sûr, il saisit les bonheurs de l’instant dans les couleurs et les formes, mais il n’a pas à s’y installer, ni à y séjourner comme dans une demeure durable. Non, il se déplace, comme la vie, et il renouvelle cette vie des formes au fur et à mesure des déambulations. Il s’arrête à peine : comme les pieds de nos infatigables marches, il s’arrête à peine et il va par les paysages d’un Brésil temporaire, où le temps et les immenses silences sont les personnages centraux. De là, on se déplace toujours et encore et l’on se retrouve face à un horizon… avant lui encore, et devant lui. Dans sa lumière forte et fluide, c’est un horizon presque soyeux, une luminescence faite de fils de cotons, en trois dimensions.

L’idée qui habite et conduit d’un bout à l’autre cette exposition est celle de la non permanence, du temporaire. Et c’est au spectateur à avoir la capacité d’y entrer, d’y trouver sa propre vision d’un monde comme un point de vue sur le monde, d’y voir cette forme de lumière instable qui est mouvement, depuis cet exercice du regard.

Hélène Bastenier, commissaire de l’exposition
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